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Lettre à Mrs Larousse, Robert & Consorts

Messieurs, je suis au regret de vous annoncer que certains mots de la belle langue française ne peuvent bénéficier de définition.

En effet, après maintes réflexions, expériences & analyses, j’en suis arrivée à la conclusion que certains mots restent à tout jamais des conceptions subjectives, & de ce fait, ne peuvent s’emprisonner dans des définitions, pour la simple & bonne raison qu’il n’existe pas de définition commune, acceptable & convenue par tous. Je citerai à titre de démonstration, l’exemple de quatre mots qui sont pour moi le type parfait de conceptions subjectives: L’Amour, la Fidélité, la Souffrance & la Complicité.

L’Amour: chacun s’en fait sa propre définition, unique & personnelle. Il n’y a pas à ce jour de compteur d’Amour, pas de liste commune de critères applicables, pas de liste commune d’actes « A faire ou ne Pas faire ». Pas de références communes pour être sûr, ni d’aimer, ni d’être aimé comme on aime.  Chacun analyse & vit l’Amour selon ses propres critères, il n’y a pas de définition commune possible de l’amour. Chacun a de ce qu’est l’Amour sa propre conception subjective. La mienne est une vision totale & sacrificielle.

La Fidélité: impossible de trouver de définition qui satisfasse ce que chacun considère vrai & applicable en matière de fidélité. Il n’y a pas de liste de règles applicables. Ce qui est vu comme un acte banal par l’un, est considéré comme un acte de haute trahison chez l’autre. Chacun a ses critères, dont il est intimement convaincu & dont il ne dérogera pas pour lui même, attendant ainsi le même comportement en face. Il n’y a pas de définition commune possible de ce qu’est la Fidélité. Chacun a de ce qu’est la Fidélité sa propre conception subjective. La mienne est une vision extrêmement pure & rigoureuse.

La souffrance: qui sommes nous pour juger que l’autre souffre ou pas ??? Chacun vit sa souffrance personnellement & les critères de la souffrance de l’un ne sont pas les critères de l’Autre. Il n’existe pas d’échelle de Richter qui puisse quantifier les souffrance & les définir pour tous. Une souffrance anodine pour l’Un sera intolérable pour l’Autre. Source d’incompréhension incommensurable: « Ceci t’a fait de la peine ??? mais ce n’était rien, cela ne signifiait rien »… « Pour toi, rien, mais pour moi, c’était comme si la terre s’écroulait sous mes pieds laissant un abime de souffrance ». Il n’y a pas de définition commune possible de ce qu’est la Souffrance. Chacun a de ce qu’est la Souffrance sa propre conception subjective. Comme l’Amour, la Souffrance se vit dans les entrailles & ne peut se partager intellectuellement.

La Complicité: Complices oui, mais jusqu’à quel point ??? Quelle est la règle ??? Il n’y en a pas. Le jardin secret est extensible & vole à la complicité de son territoire comme une guerre de tranchée entre deux ennemis. Ce qui fait partie intégrante de la complicité pour l’un, fait comme par hasard partie intégrante du jardin secret pour l’autre. Qui pourrait donner une liste précise d’actes complices communs & partagés ou de paroles complices universelles ???  Non, nous avons chacun notre propre conception subjective de ce qu’est la complicité & c’est une grille si personnelle que lorsque nous évaluons l’Autre à travers elle, la source d’incompréhension jaillit.

Voilà Messieurs, ce que je voulais vous dire ce soir. Certains mots ne trouvent pas de place dans un dictionnaire. Ce ne sont pas des mots, ce sont des conceptions subjectives…. Sources de longs & douloureux apprentissages & d’innombrables dialogues…. animés dans un couple.

Merci de votre attention. Bien cordialement. Zara Marquise ;)

C’est fini avec le prince charmant

Foutaises

Amis du jour, bonjour !!

J’ai beau dire tout ce que je veux, remuer l’air avec ma bouche à grands coups de prêches célibattantes, user d’auto-persuasion, oui, oui, ouiouioui, je l’admets, mea culpa, mea maxima culpa, malgré moi, je suis toujours & encore & toujours, en train de courir comme une crétine derrière le concept abusif de prince charmant (Mon coté idéaliste surment) ….

Pourtant, j’ai un Many Chéri que j’adore. Mais voilà, je suis obligée de reconnaitre que j’ai certaines conceptions très Blanche-Neige de l’amour. Vous savez, le genre de conneries « il va me sauver », « il va m’emporter sur son cheval blanc », « ils se marièrent & eurent beaucoup d’enfants & furent heureux jusqu’à la fin des temps de l’humanité^^ ».

Ca tient pas la route ce genre de fadaises, déjà, me sauver de quoi ???? Ca fait belle lurette qu’on ne croise plus de dragons^^, ensuite, les Golf noire, c’est hyper plus confortable que les chevaux blanc & beaucoup plus facile à garer & enfin, ils me font rire avec leurs histires de mariage & d’enfants les Charles Perrault & autres frères Grimm, ont-ils seulement une idée du prix des loyers ??? C’est sûr que non, sinon, les contes finiraient par « ils firent de leur mieux & adoptèrent un chien » :D

Le problème, c’est que j’ai beau savoir que c’est n’importe quoi, que personne il est parfait, qu’être en couple c’est accepter les défauts de l’autre etc, etc, j’y peux rien, je suis formatée sauce Walt Dysney….

Mais comme vraiment j’adore Many Chéri d’Amour, j’essaie de m’extraire ces idées naïves de la tête. D’ailleurs, Blanche Neige, ce soir aimerai bien faire la fête avec Cendrillon, la Belle & tout le toutim :)

Et finalement, celui qui est vraiment si charmant, c’est pas du tout le Prince, c’est le Many à sa Marquise ;)

Là & ailleurs

Il n’est pas là & par un effort de concentration je tâche de ne pas y penser.
Il était là & je n’ai pas su vivre pleinement cet instant.
Quand il est là, je le regarde, longtemps. Jusqu’à ce qu’il dise « quoi?? », non rien. Je le regarde jusqu’à ce que les yeux me piquent, essayant d’imprimer son image dans ma rétine. Ca ne marche pas.
Quand il est là, je le regarde & je ne sais pas me concentrer sur le présent, car je fulmine intérieurement d’anticiper quand il ne sera pas là.
Quand il n’est pas là, il est magnifique, encensé sur l’autel de mon adoration, sur les projets de mots d’amour que je lui murmurerais.
Quand il est là, je suis déçue, chagrine de ne pas réactiver ce plein de lui qui me berçait dans son absence.
Il était là, mais pas assez. Il est ailleurs, où je n’ai pas accès.
Je ne sais quand il sera là à nouveau, je sais qu’il n’est pas là, là, tout de suite. Je sais juste que je suis seule.
J’aime la solitude. Je l’aime même si je n’en ai pas le choix.
Notre dénominateur commun à tous.
Même moi, je me laisse tomber parfois, alors les autres…
Je lis trop d’histoires, je regarde trop de films, je m’implique trop quand il faudrait s’abstenir & ne sais jamais vraiment quand lâcher prise.
On se découvre soi, on croit se découvrir soi. On découvre la solitude du silence & le défi est de goûter ce silence sans se laisser aller à une autoanalyse vouée à l’échec.
Ne plus avoir peur du silence, du noir, du vide, du rien.
Dans le rien, il n’y a rien. Rien dont on puisse avoir peur, rien qu’on puisse redouter.
Ce n’est que fantaisie de l’esprit, la peur, l’amour, la peine, la joie. Un maëlstrom de pâte à fixe gluante.
Il n’y a que la solitude qui puisse s’appréhender, se palper, se sentir, se délecter.

Seule

Des Critères & des Hommes

Au commencement, on craque pour le play boy ravageur. L’Homo Estheticus. Il doit être le plus beau du lycée, avoir le fan club le plus challenging, faire battre notre coeur plus vite que le mur du son, avoir les yeux les plus ensorceleurs de la planète & être passé maître en blabla du coeur. Peu importe qu’il soit le dernier de la classe & si sa seule ambition est de devenir… rien,  cela nous passe au dessus de la tête, étant passablement ensorcelée & victime d’hormones ravageuses.

A l’université, on relâche un peu le critère play boy, au profit de la grosse tête. L’Homo Intellectuellus. On craque parce qu’il est passionné par ses études & passe ses week ends à préparer sa thèse. On boit ses paroles & passerait des heures à l’entendre débattre d’idéaux & d’avenir du monde. Peu importe qu’il n’ait pas le sou, il nous emmène tous les jours en voyage intellectuel, le plus admirable de tous, aux yeux de notre cervelle d’étudiante.

Aprés la fac, on revoit nos critères. on part maintenant en quête de l’Homo Perfectus. Le géniteur idéal, entre autre. Il n’est ni play boy, ni grosse tête. Il est l‘Homme, responsable & sérieux. Il a la tête sur les épaules & fait vibrer nos ovaires quand il joue avec le bébé de la voisine. Il a dans les tripes de quoi assurer la pérennité d’un foyer de 18 enfants. Il aime forcément sa mère & est en pôle position pour reprendre les rennes du cabinet de son père. On se damnerait pour qu’il nous donne un tiroir, puis sa clé, puis une alliance.

Au premier divorce, on ne sait plus qui, quoi, comment, pourquoi, où & quand. On est paumée. On entend les chants des sirènes à droite, à gauche, devant, derrière. Elles hurlent toutes un message différent, les saletés. On ne sait plus ce qu’on aurait du faire, ou ce que l’on doit faire. On cherche l’apaisement & la sérénité. On cherche une épaule qui saura porter notre tête, une oreille qui saura écouter nos sanglots, un coeur qui saura nous aimer, brisée & des paroles qui sauront nous rassurer, pour toujours.

Et par dessus tout, on cherche L’Homo Fidelus. Celui qui ne nous cache RIEN. C’est désormais notre seul critère. Sans doute le plus rare, en fait. 

Et surprise !!! Je me rends compte que j’ai les quatres en un, tout simplement incroyable, Mon Many chéri il est beau, intello, parfait & fidele. Je passe par là, juste pour reaffirmer pour la enieme fois (Avrai dire je m’en lasse jamais) que je suis la plus heureuse & la plus chanceuse de toutes les Marquises, J’ai l’impression d’avoir gagner au loto, j’ai le plus merveilleux des hommes & je suis la plus amoureuse des femmes … ça durera, y a aucune raison que ça change …

Je le souhaite a chacun de vous : – )

Les portes du Zen

Je ferme les yeux & je vois un paysage zen, une grande étendue d’eau calme où se dessinent paresseusement quelques cercles autour d’une libellule argentée.

J’entends le clapotis d’une source née dans la glace.
Aussi invraisemblable que cela puisse me paraitre, je n’ai plus rien à écrire en ce moment, nada. A croire que trop de bonheur tue l’inspiration !!

Je m’assois devant cet écran, la main dans une fébrile suspension & …. rien. Je ferme les yeux, je mobilise mes émotions, essaie de puiser en moi les milles & une histoires que je peux me conter  pour m’endormir, mais là, rien, juste ce paysage zen qui m’envahit de sérénité.
Bercée par la douceur de son regard & la chaleur de ses bras, je saisis enfin l’expression « vivre le moment présent » ne souhaiter être nulle part ailleurs qu’avec lui, à ce moment précis.
Zen, voilà, c’est tout, je suis zen & heureuse. Et dans l’incapacité momentanée d’écrire quoique ce soit, étrangement, ça m’est égal. Alors c’est ça le bonheur ???

Il semblerait que oui : ))
A un de ces jours, peut-être…..

[Ou pas]

Zen Garden

Mostaganem, 6h03

Une main lasse balaie la mèche rebelle devant mon regard. Le fumet du café progresse lentement dans l’espace-temps vers mes narines, comme un ghostbuster qui voudrait s’emparer de mon être. Par un malicieux jeu de miroir, la tour me fait de l’oeil, au loin, auréolé de brume & le petit réveil rouge qui égréne sa douce mélancolie sur le rebord de la fenêtre, tic, tac, tic, tac.

A peine une sombre rumeur motorisée me parvient, témoin d’une vie urbaine, là, en bas. J’ai toujours chéri ces petits matins frais, quand la providence suspend mon sommeil pour me laisser goûter à cet instant de perfection ordinaire.
Ce matin bleu, qui voit les toits des voitures ensucrés,  efface  les jours passés & promet les jours à venir.

Une promesse faite: plus de rétrospection, ni de projection. J’aime la saveur éphémère de ce petit instant paisible.
Il faut avoir traversé les plus sombres tempêtes pour apprendre à voir le merveilleux.
Un rai de lumière se découpe sur les murs, le temps est immobile.
Déjà ce moment ne m’appartient plus, les avertisseurs sonores s’emparent de la candeur de cette ville qui s’éveille…

Bono, rangement & bien-etre

Réconfort apaisant de poser les yeux sur un environnement qui m’est si familier que je m’y déplace dans le noir (Ou presque)

Je souris malgré moi devant les arêtes des meubles gommées par le jour naissant. Ca me fait toujours autant de bien d’entrer dans ma bulle. Ici, c’est ma chambre, je pose mon sac, ma veste, mes chaussures & mes masques en tous genres. Je connais par coeur la moindre irrégularité, la distance entre le mur & la lampe, l’endroit où j’ai rangé mes affaires. J’ouvre la fenêtre pour faire entrer le chant de quelque oiseau égaré sur les toits voisins. Bono murmure « All i want is you » tout doucement dans les haut-parleurs. Le réveil m’indique qu’il est l’heure de me dépécher, tant pis, je traîne.

Plus la moindre euphorie, ni trace d’anxiété au fond de mon petit coeur. Je savoure à nouveau l’instant présent. Un jour, en me brossant les dents, j’ai regardé la fille dans le miroir & je ne l’ai pas beaucoup appréciée, j’ai trouvé qu’il y avait un peu trop de monde dans sa tête & dans sa vie, je lui ai rendu service, j’ai mis tous ces braves gars à la porte & j’ai pensé en riant: « Vous ne passerez pas !! ». 

Je suppose que c’est humain de vouloir combler le vide, c’est insupportable le rien. Du rien émergent des questions, qui chatouillent d’abord, puis qui grattent & qui, enfin, poignardent. Alors, on trompe le vide, on multiplie les rencontres, on s’y jette à « plein perdu ». Finalement, on n’est jamais aussi seul qu’au milieu de tous ces gens. On les espère sauveurs de nous-mêmes & on est déçu car ils ne sauvent personne, surtout pas la gentille fille paumée. Dans tout cet amalgame d’inconnus, on trouve quand même de la chaleur & de l’amitié. 

Un matin, on a simplement plus besoin de tout ça. On est content comme ça. Je suis contente comme ça. Ni envie, ni effrayée, pas concernée par la question, c’est tout. Il est doux de se retrouver, de se réveiller, des projets en bagages. Les pages se tournent, inexorablement. Le plus important, c’est qu’affronter ses craintes, ses peurs, sa solitude enrichit, rend plus fort. Quant à l’amour, bah… Je n’y pense plus, il se trouve dans un petit coin de mon coeur, il a su me retrouver un jour J: rue de la paix..

Pour l’heure, je fais des cartons, je déménage avec mon chéri enfin & par cette activité triviale, je range & ma chambre & ma vie, je jette beaucoup de choses, désuètes & totalement inutiles. J’apprends à me détacher, les panoramiques sont parfois plus jolis que les portraits… Il suffit de reculer pour s’en apercevoir. J’ai juste envie & surtout besoin d’assainir autour de moi. J’invente un nouveau concept, basé sur la métaphore empirique: le théorème de Monsieur Propre. « Plus je frotte les carreaux & range méthodiquement, plus j’y vois clair en moi & mieux j’y vois, plus je suis efficace pour nettoyer » le chat se mord la queue.

[Pour financer mon déménagement, je suis prête à vendre les droits de mon psychisme en pleine névrose obsessionnelle du propre :D

Finalement, je pourrais écrire pendant des heures encore, la vérité est que ce bien-être, avant de le traduire en quelques pirouettes rhétoriques, je le vis & c’est là le principal.

Bonne journée ici !! 

Nuit intime

En d’autres temps, j’eu apprécié de jouer sur l’interprétation douteuse de mon titre, mais là, non…. j’ai trop mal dormi.

Que vaut une nuit de sommeil ?? En valeur, en vraie valeur, je dirai inestimable & comme tout ce qui est inestimable, c’est quand on le perd qu’on réalise sa valeur.

Quel souci, quelle idée, a le droit de venir à bout de mes nuit aussi facilement ???
Logiquement, aucun de mes soucis n’est assez gros pour s’octroyer ce droit.

Et pourtant, comme hier soir, une idée fixe passe les barrières du sommeil allègrement & vient empoisonner ma nuit en tournant en boucle dans ma tête.

Rien n’y fait, exercices de respirations, relaxation, raisonnements, rien ne vient à bout de cette idée fixe qui s’en donne à coeur joie & me fait tourner les méninges au lieu de les laisser au repos.

Sur une échelle de 0 à 10, le souci en valait objectivement 1 ou 2, mais son taux de réussite de bousillage de ma nuit: 10.

C’est rentable comme investissement.

Jusqu'au petit matin

Lettre a la belle de Versailles

Chère bella a la p’tite robe noire,

J’aimerai jeter ton âme à la mer, espérant qu’un pêcheur de rêves la prenne dans son filet. Je te vois tel une belle sirène, les pieds encollés sur la plage triste du quotidien & les yeux rivés sur la Lune, attendant qu’une marée d’amour te submerge. 

Accrochée à la bouée de tes espoirs, tu remues doucement tes mains dans l’eau, jusqu’à ce qu’un cercle se brise sur la coque d’une barque salutaire. Je rêve d’un marin qui goûterait le parfum iodé de tes lèvres & t’enlèverait en Atlantide… 

Ton coeur échoué sur une barrière de corail libère un filet carmin, fusée de détresse pour être repérée. Te trouvera-t-il sur ton île déserte ??? Je te vois écrire l’amour dans le sable humide, du bout des doigts. 

Lasse d’attendre, tu replonges. En un mouvement gracile, te t’abandonnes au ressac, espérant atteindre la ligne de flottaison, enfin…

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Sereine projection

J’aimerais être une vieille femme au visage parcheminé, de ces visages où chaque ride a une histoire à raconter. Avoir l’essentiel de ma vie derrière moi & ne plus me poser de questions sur l’avenir, me satisfaire simplement de voir couler des jours heureux.. Je me vois assise au coin du feu, sur un rocking chair, un adorable chérubin sur les genoux, lui racontant avec amusement ma rencontre avec son grand-père & les bêtises que son père faisait enfant. Je lui ferais de délicieux gâteaux, de ces gâteaux dont seules les grands-mères ont le secret. Je n’aurais plus besoin de mesurer les ingrédients pour cuisiner, parce que je saurais à vue de nez, comme toutes les grands-mères & ce sera divin !!

Je m’imagine ouvrant des cahiers poussiéreux & relisant avec émotion mes tranches de vie couchées sur papier. Carresser amoureusement les feuilles du bout des doigts. Sourire des tâches d’encre mélêes de larmes. Rire de mes interrogations existentielles, peut-être pleurer un peu de mes grands bonheurs & soupirer en repensant aux petits malheurs.

Je me visualise très bien avec un petit chignon retenant ma chevelure neigeuse aux fils d’argent. Je porterais un parfum de vieille dame, de l’eau de rose par exemple. J’aurais des tas d’albums photos, de toute ma famille, celle qui m’a portée & celle que j’aurais fondé. Des albums de mes nombreux voyages, de mes missions humanitaires en Afrique, de mes reportages en Asie, de mes douces vacances quelque part au milieu de l’Océan Indien. Je tremblerais un peu en revoyant mentalement l’énorme crocodile aperçu de la pirogue au hasard d’un méandre de l’ Amazonie & j’aurais le goût de l’hospitalité mexicaine en bouche en retrouvant une écharpe multicolore.

J’aurais pleins de petits souvenirs & de grandes anecdotes, qui auront lentement tissé le voile de ma vie. A quoi tient l’essence d’une vie ?? Des visages, des mots, des émotions, des hasards, des projets, des échecs, des rencontres, des lieux… On n’est pas grand chose à bien y penser.

J’espère surtout que quand je serais une vieille dame, j’aurais enfin découvert cette foutue recette du bonheur !!


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Auteur: Zara

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