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Celle qui a la memoire longue

C’est un petit bout de femme, extrêmement forte. Globalement, rien ne lui fait peur dans la vie. Des obstacles, elle en a connu depuis sa plus jeune enfance, mais elle a toujours su dans quelle direction avancer, sans jamais se poser trop de questions.

Les choix s’imposent comme une évidence à elle, ce qui suscite pas mal d’admiration dans ce monde d’indécis et d’incertains. Rien n’entrave ses actions. Rien, sauf une chose, sa mémoire. Comme d’autres ont la mémoire courte, elle, a la mémoire longue. Très longue. Et cette mémoire longue n’a qu’une case: les blessures.

Elle garde une trace vive et tenace à chacune de ses blessures. Elle n’arrive pas à les oublier. On la croit rancunière, mais que nenni, elle a juste la mémoire longue. Elle ne cherche pas vengeance, mais elle ne passe pas l’éponge. C’est ce qui l’aide à ne pas commettre les mêmes erreurs deux fois. Autrefois naïve, elle est désormais parée à toute éventualité. On la croit distante, mais elle est tout simplement échaudée. Ou aigrie. Peut être.

Si son cœur était une porte de chiottes…

Aimer….

Elle a aimé d’un amour candide, sans calcul, sans arrière-pensée, sans effet de manche. Cet amour où elle a découvre tout ou presque. Un amour qui met de la magie dans le moindre détail. Un amour qui rend aveugle, sourd & naïf. Un jour, elle a retrouvé la vue & perdu l’innocence.

Elle a aimé d’un amour passionnel, sans limites, sans mesures & sans amour-propre. Cet amour où elle a renié tout ou presque. Un amour qui allume un grand brasier. Un amour qui rend aveugle, sourd & aigri. Un jour, elle a retrouvé la vue, ainsi qu’un petit tas de cendres: Soi.

Elle a aimé de toute sorte d’amour. Elle y a tour à tour perdu son ego, de l’argent, des plumes & quelques rêves. Pour mieux y gagner la connaissance de ce dont elle avait besoin.

Son cœur était un peu comme une porte de chiottes, il sentait âcre au point de soulever une vague nausée. Il ne s’ouvrait ni ne se fermait tout à fait, à force d’avoir trop été ouvert & fermé, ainsi celui qui s’y trouvait n’était jamais à l’abri d’un regard indiscret & celui qui voulait y entrer en devinait le seuil sans pouvoir apercevoir le fond.

Il y a toujours cette fois de trop qui claque la porte aux gonds grippés. Et si d’aventure, quelqu’un passait par là, il n’oserait ouvrir par trop de pestilence. Car oui, certaines choses enfermées dans les cœurs meurtris puent plus qu’une chiotte souillée de fluides corporels.

Je suppose que son cœur était une sorte de porte de chiottes, avec tous ces noms gravés plus ou moins bien, les ratures en plus. Mais un bon coup d’éponge & de peinture fraîche, et même une porte de chiottes dégueulasse peut se révéler être la porte du paradis.

Destins De rentrée

Elle avance vers l’école, son fils pendu à sa main gauche. De loin, sa silhouette est plus fine, et son pas moins vif. De près aussi. Elle a du perdre 10kg en deux mois de vacances, ce qui l’a fait passer de svelte à longiligne. Son visage aussi a été modifié par l’apparition de nouvelles cernes. Ces cernes des longues nuits blanches. C’est elle, sans être elle. Ses cheveux toujours aussi beaux sont sa seule sauvegarde d’apparence de vie normale. Cet été, avant la rentrée, elle a divorcé. Un sale divorce, comme on en entend. Cet été, elle n’a pas vraiment eu de vacances, et cette rentrée pour elle marque le départ d’une nouvelle vie. Seule avec son fils.

Sur l’autre trottoir. Une autre parade, un large sourire aux lèvres. Elle aussi a 10kg de moins, mais elle a un beau landau flambant neuf en échange, avec une petite puce toute rose à l’intérieur. C’est son quatrième enfant, et ce sont les premières présentations officielles, devant la grande porte de l’école. Elle est radieuse même si elle aussi a des cernes. Ces cernes des longues nuits blanches. Mais elle belle, belle de bonheur & de fatigue.

On n’est pas tous égaux devant la rentrée.

Mima

Assise dans le salon, son petit-fils sur les genoux, elle ressemble à une Madone aux cheveux grisonnants. Son vernis à ongle impeccable intrigue l’enfant intrépide qui joue à califourchons.

ça commence tout en douceurUn rendez-vous oublié, un numéro de téléphone erroné, ça arrive à tout le monde.

Puis elle donne son cadeau au petit, c’est une grand mère modèle, très à cheval sur les traditions. Les petits enfants, c’est sacré. Et pourtant elle n’arrive pas à se souvenir de l’âge du petit dernier. Pour elle, il a toujours 6 mois, sacrée jeunesse. 

Les mêmes questions inlassablement répétées, les mêmes réponses continuellement oubliées. Il a 2 ans maintenant mamie. Non mamie, ils ne font pas de travaux dans le quartier. Ah bon, vous vous êtes perdue pendant 2 heures. Non, ce n’est pas les travaux mamie.

Je dois partir s’exclame t-elle. Rentrer chez moi, même si personne ne m’y attend. Sauf mon livre, je l’ai presque fini !

Elle a éludé le sujet du livre. Car désormais, c’est juste une suite de mots qui ne forme plus d’histoire & ne laisse plus de souvenirs. 

Mima, c’est peut être moi, c’est peut être toi, une mère ou une belle mère, prise au piège inéxorable du temps & de l’inflexible Alzheimer. Une fin de vie précipitée. Des cerveaux brillants anéantis en quelques mois. Des êtres chers qui partent vivre dans une autre réalité. Intérieure.

Cette note leur est dédiée. Quand viendra le jour où elles ne nous reconnaitront plus, nos coeurs d’enfants désemparés les aimeront tout autant. 

Les oiseaux se cachent pour mourir

Et les couples aussi.

C’est en tête à tête qu’elle lui a annoncé la nouvelle. Elle le quittait. Pas pour un autre, mais pour le quitter, lui, tout simplement. Ces choses là se font discrètement.

Tout le monde se fout pas mal des couples qui se déchirent. Ils apprennent la nouvelle bien après, À l’occasion d’un mariage, d’un enterrement, ou d’une naissance…. « Ah? Vous n’êtes plus ensembles? Je ne savais pas, désolé… » Forcément, vieux… ces nouvelles là ne se crient pas sur les toits.

Ces nouvelles là, on met des semaines à les entendre soi même, à les accepter, à les digérer… des semaines? Que dis je, des mois…. Des mois où il s’est replié sur lui même, effondré, suffocant de douleur, entre les quatre murs de son studio. Des mois à laisser s’échapper en boucle des pourquoi, des comment, qui ne trouvaient aucune réponse. Des mois à essayer de se ressaisir, à réaliser qu’elle n’était plus à ses côtés le matin & qu’ils n’iraient pas à Venise en Avril. Des mois de solitude, à faire semblant d’assurer au boulot alors qu’elle était sa seule pensée. Des mois à se demander ce qui l’avait poussée à faire ça & à s’accuser de n’avoir pas été à la hauteur. Des mois à flirter dangereusement avec l’autodestruction par les larmes. Des mois où ses amis évitaient le sujet, s’ils ne l’évitaient pas tout court.

Tout le monde a déjà été largué dans sa vie & pourtant, personne ne peut trouver les mots pour le sortir de sa douleur. Il y arrivera tout seul.

Les couples se cachent pour mourir, mais surtout pour enterrer les rêves qui ne verront jamais le jour.

La flamme

Il étaient tous réunis autour de la table. Le bruit des conversations masquait à peine celui des couverts qui s’entrechoquaient. Les verres se levaient & se vidaient. Les fous rires & les larmes de joie largement facilités par l’alcool qui coulait à flots. Les accolades se faisaient plus chaleureuses & le ton plus gai au fur & à mesure que les plats défilaient sur la longue table. Une soirée unique, qui manque forcément cruellement à ceux qui n’en n’ont pas même s’ils ne l’admettrons jamais.

Colère

Mais elle s’était discrètement éloignée de la table. Elle n’en voulait pas de cette soirée. Elle détestait cette soirée. Elle avait l’estomac noué. De toutes les façons, personne n’avait remarqué son absence. Elle ne supportait plus leurs voix, plus leurs rires, plus leurs histoires si in-cro-ya-bles, plus leurs anecdotes si ex-tra-or-di-nai-res, plus leurs beuveries sans fond & leur faim sans limite. Elle ne pouvait plus faire semblant de les écouter, semblant de leur sourire, semblant d’être là.

Light my fire

Elle s’était assise par terre, près de la cheminée. Si près de la cheminée, que son visage était comme brûlé. Elle respirait la chaleur comme un plaisir intense, une souffrance si délicieuse. Elle avait fixé les flammes & s’était laissé envouter par le feu. Le mouvement des flammes l’avait hypnotisée. Elle ne pouvait plus bouger & était restée là, scotchée, les yeux grands ouverts, dans le vide du brasier.

Abandon

Son esprit était parti si loin, qu’il s’était perdu. Elle était dans ses bras, nue. Elle sentait son souffle chaud dans sa nuque. Elle entendait les battements saccadés de son coeur. Elle voyait les gouttes perlées sur son front. Elle répondait à son sourire par un simple soupir. Un gémissement imperceptible que lui seul savait déceler. Des frissons parcouraient son corps. Les images se bousculaient dans sa tête. Elle avait les yeux ouverts, mais le film qui se déroulait dans son esprit se fondait parfaitement avec la danse des flammes. Leurs corps enlacés. La chaleur qui les embrassait. Le silence complice qui les entourait. Une décharge électrique intense parcourt son corps de la nuque au bas des reins. Elle cligne des yeux. Et retourne s’asseoir.

Toute ressemblance est absolument fortuite…

Dimanche soir. « C’est moi, tu me redonnes le code s’il te plait ?? » Il penêtre seul dans l’immeuble. La lumière est tamisée, ses chaussures claquent sur le marbre. Il déteste ça. Ascenseur, 3ème droite, il s’en souvient. Pourtant ça fait bien 8 ou 9 mois qu’il n’est pas venu. Anne ouvre la porte pour l’accueillir avant même qu’il ait sonné. L’éternel ruban noir dans ses cheveux, sa marque de fabrique, qu’est ce que ça l’ennerve… En temps normal, il lui aurait fait la remarque, comme il avait toujours fait, mais pas ce soir, non. Son mari s’active dans la cuisine. C’est toujours lui, Laurent, qui cuisine, jamais elle. Il entre au salon où visiblement, l’apéro a déjà commencé, tous sont là, en couple, forcément. Sauf lui, évidemment. Bises, sourires gênés… parce qu’il est seul ?? ou parce qu’il est le dernier à arriver ?? « Dis donc, qu’est ce que tu as maigri !!??? Viens, assieds toi près de moi !! » Elle est cool Irène, il a toujours aimé cette fille qui tenait l’alcool mieux que quiconque…Elle était drôle aussi, la seule à comprendre son humour au 5ème degré…

Apéro bulles

Chez Anne & Laurent, il n’a jamais été très à l’aise. Il aurait voulu s’assoir près de Laurent, mais Laurent ne décolle pas de la cuisine. Ça l’ennerve ça aussi…. Irène pose sa main sur son épaule & le fixe droit dans les yeux. Elle n’a pas besoin de parler, il sait ce qu’elle veut lui dire. Il baisse les yeux. Il a du mal à se concentrer sur les différentes conversations en cours « Mais oui, tu sais bien, ma promotion » ….. »Le nouvel an aux Maldives ?? » … « Une chirurgie esthetique, pas possible??? «  …. Mais personne, personne ne prononce Son Nom. Pourtant, elle est bien là, partout, dans sa tête. Son visage pur, ses yeux coquins, ses lèvres fines, son parfum, son rire. Il se sent vide. Il est vide. Il a l’impression d’entendre son coeur battre dans son corps vide. Les battements s’accélèrent & résonnent dans ses oreilles… « A table !! » Laurent les place autour de la table  trop bien mise, trop jolie, trop pensée, trop  tout.
 

Table d'hote

Il est déjà minuit, ils n’ont pas encore commencé à diner.. peu importe, après tout, rien ni personne ne l’attend ce soir. Pourquoi. La même question. Pourquoi l’a -t-elle quitté ?? … » Le vin s’il te plait, pour Irène »… Il esquisse un sourire, mais il est ailleurs. Il a quitté la table, trop tout, il a quitté ses amis, trop bruyants & il est reparti dans son monde, un monde où elle est encore là, le matin, quand il se réveille, l’épaule engourdie parce qu’elle a posé sa tête dessus toute la nuit. Un monde où elle est toujours là le soir quand il rentrait à point d’heure, souriante, sur le canapé, avec ses bouquins étalés partout. Pourquoi ?? Il touche à peine les Saint Jacques avec la super-sauce-que-Laurent-à-mis-au-moins-une-heure-à-faire-mijoter. Il n’a pas faim, ni ce soir, ni aucun soir. Il n’est bien nulle part. Sauf dans sa tête, où elle est encore là. C’est ici qu’elle lui avait dit oui. Mais elle n’est plus là. Le desespoir & l’effet anesthésiant des souvenirs se dissipe & une vague de rage l’envahit. L’autre salop. Il respire à fond. Il faut qu’il allume une cigarette, mais eux, ils ont tous arrêté de fumer…il doit aller dans la cuisine, il y a une petite fenêtre pour ceux-qui-n’arrivent-pas-à-arrêter. Ça mijote encore ici.. « C’est du lapin » lance Laurent derrière son dos… il ravale une grimace de justesse.

Desert

Il ne se souvient pas du reste du diner, de toutes les façons, il était resté dans la cuisine quasiment toute la soirée. Les « non-fumeurs » s’allument un cigare… « juste pour ce soir, ça fait si longtemps qu’on ne s’était pas tous réunis »... Tous….?

La violence de son regard

Septembre 97. Samedi matin. Salle 37. Je devais être là à 8h 00. Il était déjà 9h 07. Je suis en retard, comme d’habitude. Voilà, je sors du taxi & je cours, heureusement que j’ai l’habitude, je ne m’essouffle jamais…. Je franchis le seuil du lycée, mon nouveau lycée, je tergiverse, ce changement me met mal à l’aise, je ne connais personne, j’étais si bien dans mon ancien bahut, je souris malgré moi & je me dis qu’il faut bien s’habituer. Je me dirige vers l’administration pour me renseigner « Salle 37 mademoiselle, votre cour de philo à déjà commencer a 8h, voila votre emploi du temps & bienvenue dans votre nouveau lycée »

Je marche dans la cour vide. Je monte les escaliers jusqu’au premier étage, salle 35, plus qu’une salle encore & j y suis, j’ai le cœur serré, un nœud a l’estomac, un pas en avant & deux en arrière, le couloir est vide, tout le monde est en classe, je suis en retard, « Je devrais peut être pas interrompre le cour ??? » des tas de questions dans ma tête, puis je fonce. Je frappe.  »Entrez« . Je tergiverse, puis je pousse la porte de la classe avec hésitation, comme d’habitude, je fais attention à lever le menton Et j’entre, seule, le sourire déjà aux lèvres.

Je cherche une chaise vide du regard. Au moment où je tourne la tête vers la gauche, mon inconscient avait déjà entendu le cri de son regard. Debout, les mains sur son bureau, ses yeux me foudroient. Aucun bruit dans la classe, un silence total. Une lumière illumine ses yeux. Les visages disparaissent & un seul subsiste, le sien. Il est beau. Il est puissant. Son regard soutien le mien sans vaciller, sans l’ombre d’une hésitation. Nos yeux semblent attachés par un fil de fer barbelé invisible. La tension est palpable. L’électricité me fait frissonner, je baisse les yeux. Je sais ce qui est en train d’arriver, je le veux. Il est pour moi. Je dis bonjour à tout le monde, doucement & je reste planté là. Je m’approche de son visage, près, trop près, je me brûle. J’ai besoin de le toucher, je suis tactile, je veux sentir son corps. Je lui tends mon billet d’entrée. « On ne se connait pas encore, je suis nouvelle » Je me retourne, je prends siège, je pense a lui. J’aime la philo. Je suis heureuse. J’ai 16 ans.

La nuit tombe

Elle attend près de la fontaine. Elle fait les cent pas, elle tourne. Elle surveille, elle ne veut pas le râter. Elle veut le voir. Elle sait qu’il est là. Juste en face. Il est toujours là. Elle est si amoureuse. Jamais elle n’avait senti son coeur s’emballer de la sorte. Elle surveille les entrées & sorties. Pendant ce temps, la nuit tombe. Elle repense à ses paroles, aux mots qu’il murmure dans le creux de son oreille. Il sait trouver les mots, il sait l’apaiser. Il sait l’éveiller. Elle lève la tête, elle ne distingue plus très bien les visages… mais sa silhouette, elle la connait par coeur, elle le reconnaitrait entre mille. C’est son homme, rien qu’à elle. Mais pourquoi tarde -t-il ??? Que fait il ??? Encore un tour de la fontaine. Elle se pousse pour laisser un couple de touriste se prendre en photo. Elle les envie, ils sont amoureux, ils s’enlacent & s’embrassent près de la fontaine. Elle a envie de lui. Etre dans ses bras, l’écouter parler, s’enivrer de ses paroles & de ses caresses. Ah !!! Le voilà. Sa gorge se noue. Ses jambes faiblissent. Elle s’appuie contre la fontaine & l’attend.

Rendez vous secret

Feel the pain

00:36 

La moiteur de la nuit l’a trouve engluée dans les draps. Une mèche de cheveux plaqués sur la joue. Ses yeux brouillés s’ouvrent avec difficulté. Elle a dû rêver… 

01:07 

Elle erre de pièce en pièce, hagarde. Partout cette écoeurante odeur de tabac froid. A côté du cendrier qui déborde, un verre poisseux où surnage un douteux reste de vodka. Elle a la nausée. 

01:48 

Assise sur ce sofa défoncé aux couleurs délavées, elle observe ces pantins désarticulés gesticuler sur l’écran pour oublier ces coups de poignards qui lui déchirent le ventre. Un cri silencieux déforme son visage.

02:03 

Le sol est froid. Elle ouvre la bouche pour chercher l’air qui lui manque. Elle suffoque. Un filet carmin s’échappe de ses lèvres. 

03:27 

Elle jette méthodiquement, un à un, les verres contre le mur. Le fracas des débris ne couvrent pas le hurlement solitaire & saccadé. Alors elle y rajoute toute la violence du désespoir. 

04:12 

Bientôt, la ville s’éveillera. Recroquevillée sous la fenêtre, elle est sourde à la vie, elle n’entends que l’écho de sa douleur qui secoue son corps de sanglots frénétiques. 

06:23 

A travers la brume épaisse de vapeur, elle distingue à la lueur froide du néon de la salle de bains un visage, maculé de longs sillons noirs. Un regard vide, celui d’un fantôme. Le fantôme d’une Marquise. D’une marquise en manque. En manque de lui…

Le silence est son ami


123

Aujourd’hui c’est le …

L’heure …

Auteur: Zara

Marquise !

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